Logement et mobilité

Partir à l'étranger pendant son apprentissage : durée, convention, salaire et logement

Logement et mobilité · Publié le 2026-10-27

Grand panneau d'affichage des départs dans le hall d'une gare britannique
Le tableau des départs de la gare centrale de Glasgow. Une période à l'étranger peut durer jusqu'à un an, sans dépasser la moitié du contrat. Photo : Thomas Nugent, Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0.

Travailler quelques semaines ou quelques mois dans une entreprise espagnole, allemande ou irlandaise sans rompre son contrat : c'est possible en apprentissage, et le Code du travail l'encadre précisément. Encore faut-il comprendre les deux formules juridiques, qui ne protègent pas de la même façon, et anticiper la question du logement. Voici ce que prévoit la règle, d'après la fiche de Service Public sur le contrat d'apprentissage.

Combien de temps peut-on partir ?

La période à l'étranger ne peut pas dépasser un an, et elle ne peut pas représenter plus de la moitié de la durée totale du contrat. Les deux plafonds se cumulent : c'est le plus contraignant des deux qui s'applique. La fiche de Service Public ne fixe pas de durée minimale, et une mobilité peut être courte.

La mobilité peut se faire dans un pays de l'Union européenne ou en dehors. Elle peut concerner une entreprise d'accueil, un organisme de formation, ou les deux.

Une convention obligatoire

Avant le départ, une convention est signée entre l'apprenti, l'employeur en France, le CFA en France et la ou les structures d'accueil à l'étranger. Elle précise notamment :

Le CFA est en général le point d'entrée : beaucoup ont un référent mobilité, des partenaires à l'étranger et l'expérience des démarches.

Deux formules : mise en veille ou mise à disposition

La mise en veille du contrat

Le contrat français est mis entre parenthèses. Pendant la période à l'étranger, l'entreprise ou l'organisme d'accueil est seul responsable des conditions de travail, qui suivent le droit du pays d'accueil : santé et sécurité, rémunération, durée du travail. Concrètement, la rémunération pendant cette période relève des règles du pays d'accueil et de la structure qui accueille l'apprenti : c'est un point à clarifier dans la convention avant le départ. La question de la protection sociale et de la couverture santé doit être réglée avant le départ.

La mise à disposition

L'entreprise française met l'apprenti temporairement à disposition d'une entreprise ou d'un organisme à l'étranger. Le contrat n'est ni rompu ni suspendu : l'employeur français conserve sa responsabilité, verse la rémunération et maintient la protection sociale de salarié. C'est la formule la plus protectrice pour l'apprenti, mais elle demande plus d'engagement de l'employeur.

Les deux formules en bref
Mise en veilleMise à disposition
Contrat françaisSuspendu pendant la mobilitéMaintenu
SalaireSelon les règles du pays d'accueilVersé par l'employeur français
Responsable des conditions de travailStructure d'accueilEmployeur français (avec la structure d'accueil)
Protection socialeÀ organiser avant le départCelle du salarié en France

Qui finance ?

Plusieurs sources se combinent, sans qu'aucune ne couvre tout :

Se loger à l'étranger

Le logement est souvent le poste le plus lourd et le plus difficile à organiser à distance. Quelques repères :

Les aides françaises au logement (APL, Mobili-Jeune) ne s'appliquent pas à un logement à l'étranger. Elles restent en revanche utiles pour le logement en France avant et après la mobilité : voir le guide du premier logement en alternance.

Préparer son départ en six étapes

  1. En parler tôt au CFA et à l'employeur, idéalement plusieurs mois avant : les financements Erasmus+ se préparent en amont.
  2. Choisir la formule (mise en veille ou mise à disposition) avec l'employeur.
  3. Trouver la structure d'accueil, souvent par le réseau du CFA.
  4. Signer la convention avec toutes les parties.
  5. Régler la couverture santé (carte européenne d'assurance maladie pour l'Union européenne, assurance complémentaire si nécessaire) et la responsabilité civile.
  6. Organiser le logement sur place et en France.

Sources